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domingo, 12 de agosto de 2012
quinta-feira, 9 de agosto de 2012
Memoria e identidad según Santo Tomás
Martín F. Echavarría
El tema de la identidad, o del conocimiento de la propia permanencia en el tiempo, ha sido y sigue siendo uno de los temas característicos de la psicología contemporánea. En general, el trasfondo filosófico de las teorías psicológicas está determinado, consciente o inconscientemente, por la filosofía moderna, en particular por el planteo de Kant, aunque sea para rechazarlo. En la psicología que se construyó en los últimos dos siglos, los temas de la consciencia de la propia identidad en el tiempo, de la memoria y de la personalidad (el “yo”), aparecen estrechamente ligados. Un ejemplo que sintetiza esta visión lo encontramos en el siguiente pasaje de Eugen Bleuler, psiquiatra suizo que por un tiempo adhirió, junto con Jung, a las nuevas doctrinas de S. Freud.
«La mayor parte de nuestras
funciones psíquicas tienen una continuidad, por lo que lo vivido se une entre
sí por la memoria y todo ello se fija a un complejo de representaciones y
recuerdos que es constante y sólido, al yo. Éste, bien considerado,
consta de todos los engramas de sucesos anteriores más los psiquismos actuales».1
sexta-feira, 3 de agosto de 2012
terça-feira, 31 de julho de 2012
La Royauté universelle de Notre-Seigneur Jésus-Christ
Par le P. Reg. Garrigou-Lagrange,
O.P.
La Vie
Spirituelle, n° 73, oct. 1925, pp. 5-21
Data
est mihi omnis potestas in caelo et in
terra. (Mt 28, 18.)
Depuis plusieurs années bien des Évêques et Généraux d’Ordres
religieux ont demandé au Souverain Pontife une messe et un office en l’honneur
de la Royauté sociale de Jésus-Christ. Sous Léon XIII, une pétition signée par
le Cardinal Sarto, le futur Pie X, et par d’autres représentants du Sacré
Collège, reçut du Saint-Père le meilleur accueil. Depuis lors le mouvement
s’est développé, dans le monde entier; environ six cents membres de la
hiérarchie ont insisté auprès du Saint-Siège pour l’institution d’une fête
spéciale de Jésus-Christ, roi des nations.
A une époque où le mouvement bolcheviste, après avoir avec une
fureur satanique ravagé la Russie, cherche à se répandre en Orient, et menace
l’Europe entière, on doit comprendre que l’esprit du mal règne fatalement où ne
règne plus l’esprit du Christ. La Société des nations, qui se
refuse à reconnaître les droits de Dieu sur les peuples, est manifestement et
radicalement impuissante à rétablir l’ordre dont elle méconnaît le principe.
Comme l’écrivait le Cardinal Mercier dans sa
Pastorale de 1918, « le principal crime que le monde expie en ce moment,
c’est l’apostasie officielle des États... Je n’hésite pas à
proclamer, ajoutait Son Éminence, que cette indifférence religieuse, qui met
sur le même pied la religion divine et la religion d’invention humaine, pour
les envelopper toutes dans le même scepticisme, est le blasphème, qui, plus
encore que les fautes des individus et des familles, appelle sur la société les
châtiments de Dieu ».
Le laïcisme, qui nie les droits de Dieu sur la société humaine dont
il est l’auteur, est un crime de lèse-divinité et le plus grand malheur du
monde moderne. Pour réparer ce crime, il faut exalter Jésus-Christ, comme roi
universel des individus, des familles et des sociétés. Si la royauté
universelle du Christ est proclamée et son règne social reconnu, une des
principales erreurs du monde moderne sera atteinte dans sa racine même. C’est
le point sur lequel insistent les six cents membres de la hiérarchie qui demandent
l’institution de la fête de Jésus-Christ, roi des nations.
« Le Saint-Père, écrivait récemment S. Ém. le
Cardinal Laurenti (1), juge le projet très beau, très grand, très
opportun. Précisément à cause de son importance, ce projet mérite une
réalisation digne, grandiose, qui fasse époque, qui donne un ébranlement aux
esprits... Pour obtenir cette préparation, il faut
agiter, propager la question par la parole et par les écrits... Une telle
préparation sera couronnée par un acte solennel du Pape, qui trouverait le
monde disposé à en apprécier la portée. »
C’est pourquoi il nous a paru utile de
traiter la question dans la Vie Spirituelle, en nous plaçant
surtout au point de vue de la vie intérieure, qui doit être l’âme du culte
extérieur, soit individuel, soit social.
Voyons 1° ce que nous dit la Sainte Écriture
de la royauté universelle de Jésus-Christ; 2° quelle est la nature, le
fondement et l’excellence de cette royauté; 3° comment Jésus exerce ce pouvoir
royal universel.
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